Café culture - Les jongleurs

dimanche 13 novembre 2016 : 17h00
par  Anikó

GIF - 46.6 ko Dimanche 13 novembre à 17h nous avons le plaisir d’assister à un nouveau soirée de la série "Café Culture" à la Maison Franco-Hongroise. Nous sommes heureux d’accueillir le duo de clavecin à quatre main, nommé "Les jongleurs", constitué de deux jeunes artistes, Calliopé Chaillan & Tristan Legoff.

Venez nombreux !

Entrée libre, mais votre générosité sera fortement appréciée aussi bien par l’artiste que par les organisateurs.

Dialogue sur le Danube

Le concert que nous proposons est envisagé comme un moment convivial où la musique et la prise de parole s’alternent et se complètent. Nous pensons qu’il est important de donner des clefs d’écoute et de compréhension au spectateur et de lui permettre ainsi d’apprécier une musique qui ne lui est pas forcément familière.

Le programme de ce concert a été conçu dans le but d’illustrer la richesse et la variété sonore du clavecin. De la même façon que l’alternance entre pièces solistes et pièces à quatre mains fait apparaître le clavecin sous un jour tantôt intimiste, tantôt orchestral, les différentes esthétiques abordées nous permettent de montrer à quel point cet instrument peut se métamorphoser selon la musique qu’on lui propose de jouer.

- Wolfgang Amadeus MOZART
Sonate en Do Majeur KV 521
(Vienne, 1787)
Allegro - Andante – Allegretto

- Béla BARTÓK
Román népi táncok (Dances folkloriques Roumaines)
(Budapest, 1917)
No. 1. Bot tánc / Joc cu bâtă ( Danse du bâton )
No. 2. Brâul ( Danse du châle )
No. 3. Topogó / Pe loc ( Sur place )
No. 4. Bucsumi tánc / Buciumeana ( Danse de Bucsum )
No. 5. Roman Polká / Poarga româneasca ( Polka )
No. 6. Aprózó / Măruntel ( Minuscule )

- Wolfgang Amadeus MOZART
Sonate en Fa Majeur KV 497
(Vienne, 1786)
Adagio - Allegro di molto – Andante – Allegro

PNG - 53 ko Les sonates à quatre mains de Mozart illustrent bien l’évolution de l’organologie et de l’écriture musicale pour le clavier à la fin de la période baroque. En effet, il est probable que ces sonates aient été composées sur un piano-forte, instrument qui s’est peu à peu implanté en Europe à partir de la deuxième moitié du XVIIIème siècle. Interpréter ces sonates sur le clavecin nécéssite un travail d’adaptation notamment en ce qui concerne certaines indications de nuances et d’expression.

Composées pour le piano en 1915, Les Danses populaires roumaines de Bartók, ont déjà fait l’objet de nombreuses transcriptions, notamment une pour orchestre par Bartók lui-même. Les cordes pincées ainsi que la possibilité de registration qu’offre le clavecin, avec ses deux claviers rassemblant quatre jeux différents, donnent un éclairage très intéressant à ces pages de musique inspirées du répértoire traditionnel de Transylvanie. On croirait presque entendre un cymbalum...

Les artistes

JPEG - 16.6 ko Diplômée du CNSMD de Lyon en clavecin en 2012, Calliopé Chaillan y a également obtenu le Certificat d’Aptitude à l’enseignement en 2015, en parallèle des cours de clavecin et de basse-continue qu’elle donne dans différents conservatoires (Villeurbanne, Givors, Aix-en-Provence). Calliopé se produit régulièrement en soliste ou au sein de divers ensembles, notamment l’Ensemble Artifices (dir. Alice Julien-Lafferière) avec qui elle aborde le domaine de l’imitation emblématique de la pensée baroque, à travers des concerts et manifestations réunissant souvent plusieurs domaines (littérature, théâtre, campanologie...). Elle fait également partie du Grand Sbam, orchestre atypique composés d’instruments acoustiques et électroniques réunissant des musiciens issus de divers horizons (musique classique, baroque, jazz, rock) autour d’un répertoire contemporain et improvisé, avec qui elle se produit dans la région Rhône-Alpes.

JPEG - 23.8 ko Tristan Legoff commence ses études musicales au sein de classes à horaires aménagées. C’est là qu’en tant que chanteur, il rencontre Robert Weddle, chef de la maîtrise de Caen. Il étudie dans la même ville le clavecin, la basse continue, le jazz, mais aussi des disciplines plus théoriques. À Paris, il rejoint la classe d’Elisabeth Joyé pendant quatre ans, et obtient une licence de musicologie. Par la suite, il entre à la Haute Ecole de Musique de Genève où il étudie avec Alfonso Fedi, Leonardo Garcia Alarcon, Nicole Hostettler pour le clavicorde et William Dongois pour l’improvisation. Il y achève en 2011 un master de concert. Il donne des cours de clavecin, de piano, tient régulièrement l’orgue Ahrend de la Primatiale Saint-Jean à Lyon, et joue avec La Festa Celeste, Maritsa et Les Farceurs Lyriques.

Le duo « Jongleur »

PNG - 45 ko Le duo « Jongleur » est un terme qui apparaît au XIIème siècle pour désigner une certaine catégorie d’artiste. Du latin « joculatore » qui signifie « amuseur », le jongleur est celui qui interprète les compositions du troubadour. La tradition voulait que les jongleurs présentent au public la chanson qu’ils s’apprêtaient à chanter. Ils en expliquaient la genèse, décryptaient le poème, étoffaient leur présentation d’une biographie de l’auteur, glissaient parfois quelques révélations sur les amours de ce dernier, le tout avec bien sûr beaucoup de fantaisie.

On retrouve avec le duo de clavecin « Les Jongleurs » une volonté de communiquer avec le public en présentant les œuvres et leurs auteurs ainsi que les instruments. Calliopé Chaillan et Tristan Legoff ont choisi de donner de l’importance à la prise de parole afin de donner davantage de sens au concert et d’offrir un moment riche et convivial pour tous.

Tristan et Calliopé se sont rencontrés en 2006 à Paris, où ils étudiaient tous deux le clavecin auprès d’Elisabeth Joyé. C’est à Lyon et 10 ans après, une fois leurs études supérieures terminées, qu’ils décident de travailler ensemble afin d’explorer le répertoire à quatre mains au clavecin.


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